Time is money : les Burundais l’ont compris

HorlogeC’est la grande leçon que les Burundais peuvent tirer, à leurs dépens peut-être : le temps perdu ne revient, et ne reviendra jamais. Jamais ! Et faut-il l’avouer, le temps est désormais la plus grande richesse au petit pays Cœur d’Afrique qui a aujourd’hui droit à un fleuve d’infos. Avec un job qui donne du fil à retordre aux journalistes : faire le tri entre quoi traiter et quoi laisser tomber. Normal : le Burundi approche son grand rendez-vous, les élections.

Choisissons donc!

Nous avons eu le temps de célébrer le retour triomphal du journaliste Bob Rugurika qui avait été incarcéré injustement. Il a été accueilli par une foule en délire. Du jamais vu au Burundi !

Nous avons consacré un moment à commenter les destitutions en cascade des mauvais élèves du système Cndd-Fdd. Mais arrêtons-nous sur un fait, ou enfin sur un homme. Ce général qui aurait brisé le mythe en demandant au chef de l’Etat (les deux ayant fait le maquis ensemble) de ne pas briguer un troisième mandat. Un mandat contre tout, contre l’ensemble de l’opinion nationale, contre la loi…
Aussitôt nommé, aussitôt limogé : le général Godefroid Niyombare, conscient qu’il ne fera pas long feu à la tête des services secrets, savait que time was money. En trois mois, il vient d’entrer dans l’histoire par son « Non » un grand « N » au mandat de trop. C’est au moment où d’autres se battent pour avoir une séance rattrapage de cinq ans de plus aux dix ans déjà brûlés. Comme quoi le temps était du vent. Non. Time is money !

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gilbertbukeyeneza
Armel-Gilbert Bukeyeneza, Burundais, né en 1987, journaliste de profession et économiste de formation. Cadet d’une famille de quatre enfants. Mordu du sport, je porte un grand intérêt aux sujets qui interpellent la jeunesse (éducation, culture,…).

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