Archives mensuelles : février 2015

Time is money : les Burundais l’ont compris

HorlogeC’est la grande leçon que les Burundais peuvent tirer, à leurs dépens peut-être : le temps perdu ne revient, et ne reviendra jamais. Jamais ! Et faut-il l’avouer, le temps est désormais la plus grande richesse au petit pays Cœur d’Afrique qui a aujourd’hui droit à un fleuve d’infos. Avec un job qui donne du fil à retordre aux journalistes : faire le tri entre quoi traiter et quoi laisser tomber. Normal : le Burundi approche son grand rendez-vous, les élections.

Choisissons donc!

Nous avons eu le temps de célébrer le retour triomphal du journaliste Bob Rugurika qui avait été incarcéré injustement. Il a été accueilli par une foule en délire. Du jamais vu au Burundi !

Nous avons consacré un moment à commenter les destitutions en cascade des mauvais élèves du système Cndd-Fdd. Mais arrêtons-nous sur un fait, ou enfin sur un homme. Ce général qui aurait brisé le mythe en demandant au chef de l’Etat (les deux ayant fait le maquis ensemble) de ne pas briguer un troisième mandat. Un mandat contre tout, contre l’ensemble de l’opinion nationale, contre la loi…
Aussitôt nommé, aussitôt limogé : le général Godefroid Niyombare, conscient qu’il ne fera pas long feu à la tête des services secrets, savait que time was money. En trois mois, il vient d’entrer dans l’histoire par son « Non » un grand « N » au mandat de trop. C’est au moment où d’autres se battent pour avoir une séance rattrapage de cinq ans de plus aux dix ans déjà brûlés. Comme quoi le temps était du vent. Non. Time is money !

Ma lettre de félicitations à Robert Mugabe

Apres son discours à la Nation, Robert Mugabe chute suite à  une marche ratée

Après son discours à la Nation, Robert Mugabe chute après avoir raté une marche.

Sa Maj…plutôt Monsieur le président,

J’ai suivi avec attention les dernières tractations qui ont fini par vous porter à la tête de l’Union africaine. Contrairement aux mauvaises langues qui ne voient rien en vous que le despotisme, l’ivresse du pouvoir, moi j’ai décelé le talent de grand leader qui vous habite bien avant, quand je proposais aux Français de vous prendre comme alternative à François. Ils ne m’ont pas écouté et ils en font les frais. Certains ont fait grise mine, d’autres m’ont tout simplement pris pour un cinglé ne comprenant pas d’où je sortais une telle proposition. L’histoire vient de me donner raison. Vous avez mieux, toute l’Afrique Monsieur le président.

Quant à ceux qui ironisent sur votre récent pas raté pour finir en dégringolade, je vous assure que ce n’est autre que la jalousie de la presse. Une presse qui ne fait que scruter le moindre faux pas afin d’en faire une affaire d’Etat, le scandale de l’année…C’est d’ailleurs cette presse même que vous avez eu le courage et la sagesse d’empêcher de travailler librement dans votre pays pour limiter les dégâts.

Sinon, Monsieur. le président, s’il est des voix qui ne reconnaissent toujours pas vos prouesses en leadership, outre mon soutien, vous pouvez aussi compter sur les chefs d’Etat qui veulent s’offrir allègrement un troisième mandat cette année. Ils savent à l’avance ce que sera la position de l’Union africaine dont la direction vous est honorablement confiée.

Courage Monsieur le président !

Longue vie à Mugabe !

Vive l’Afrique !